Film Espagnol.
Titre original : Habitacion en Roma.
Réalisé par Julio Medem.
Avec : Elena Anaya, Natasha Yarovenko, Enrico Lo Verso...
Genre : Drame.
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2010
Synopsis : Deux femmes, l'une russe l'autre espagnole,
sont charmées l'une par l'autre dans un bar et décident de
passer la nuit ensemble...
Mon avis : Cela faisait longtemps que je voyais
l'affiche de ce film dans la catégorie "films lesbiens" et celle-ci
ne me donnait absolument pas envie de le regarder, car combiné avec la mention "interdit au moins de 18 ans", on lui colle en moins d'une seconde l'étiquette de "film érotico-porno lourdingue". Et bien comme quoi,
les apparences sont bien trompeuses ! Et ce film fut une véritable très bonne surprise.
Le
premier plan m'a tout de suite plu. C'est un plan séquence qui s'ouvre sur la rue, en plongée extrême sur deux jeunes femmes qui viennent de se rencontrer. L'une essaie de convaincre l'autre de monter dans sa chambre d'hôtel, la caméra effectue un travelling arrière, pénètre dans la chambre jusqu'à la porte que les deux femmes ne vont pas tarder à ouvrir. J'ai trouvé ce plan très beau et très propre, modifiant immédiatement mon a priori sur le film.
La réalisation, le scénario, la musique, le jeu des actrices sont magnifiques,
chaque plan est quasiment un tableau à lui seul. Les scènes sexuelles et sensuelles s'intègrent parfaitement et ne mettent nullement mal à l'aise malgré la promiscuité des corps (et leur récurrence).
L'
atmosphère est vraiment unique et très particulière, nous ne sortons jamais de cette chambre, assistant aux sentiments naissants entre deux femmes qui déambulent souvent nues, nous arrêtant parfois sur un tableau, une musique, un corps...
Les
contrastes occupent une place centrale dans la beauté qui se dégage du film : le jeu sur les époques, les plans sur les tableaux de l'antiquité qui succèdent aux recherches sur Bing; les décors épurés, minimalistes et blanc de la salle de bain qui contrastent avec les couleurs chaudes de la chambre et des enlacements des corps ; les origines des femmes, l'une Russe, blonde, grande, l'autre Espagnol, brune, petite, chaque élément semble mettre en valeur son opposé et le sublimer.
Finalement, la relation lesbienne n'est pas du tout au centre des préoccupations, il s'agit avant tout ici de la
naissance d'un amour impossible entre deux personnes.
Je ne m'étendrais pas car je n'ai nullement envie d'autopsier ce film d'analyses plus ou moins pertinentes. "C'était beau" est la seule pensée qui me vient réellement. Je comprendrais qu'il ne fasse pas l'unanimité , pour ma part il entre directement dans la liste des
films à voir avant de trépasser...
Ma note : 18/20
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